La conférence RIMS Canada 2019 a reçu son feu vert lorsque le stratège en technologie et en perturbation Shawn Kanungo est entré au Centre des congrès d’Edmonton dans une RLE, une navette électronique autonome qui fait l’objet d’un projet pilote au Canada. « Inover  » est le thème de la conférence de cette année et, en tant que maître de cérémonie, Kanungo a souligné la nécessité pour les participants d’accepter le risque afin d’améliorer leur organisation.

« L’expérimentation, » dit-il, « est la porte d’entrée d’une véritable transformation. »

Avant le discours d’ouverture de la matinée, le Conseil des Arts du Canada du SGRC a annoncé ses plus hautes distinctions pour ses réalisations dans le domaine de la gestion du risque. Le prix Fred H. Bossons a été décerné à Ronnie Yuen, adjoint à la sélection des risques de Starr Technical Risks Canada, Inc. pour le professionnel du risque ayant obtenu la note moyenne la plus élevée aux trois examens requis pour obtenir le titre de gestionnaire canadien du risque (CRM).

Jim Swanson souligne la contribution exceptionnelle de Jim Swanson à la profession de la gestion du risque. Le 40e Prix Donald M. Stuart annuel a été décerné à Jim Swanson, maintenant à la retraite, directeur des assurances et de la gestion du risque de la province du Manitoba. Au cours de ses 30 années au service de la province, M. Swanson a élaboré des politiques d’assurance et de gestion des risques pour ses 12 ministères et 39 organismes. Membre actif du SGRC, M. Swanson a occupé plusieurs postes au sein du conseil d’administration de la section manitobaine du SGRC, dont celui de président de section de 1992 à 1994, et a présidé la conférence du SGRC Canada à trois reprises.

Les femmes et le leadership

Même le format du discours d’ouverture a été transformé cette année, avec un panel « Women In Leadership » qui a pris la place d’un orateur unique traditionnel. Lana Cuthbertson d’ATB Financial a animé une discussion sur l’égalité des sexes et la diversité, soulignée par les expériences personnelles de cinq chefs de file en matière de risque : Lynn Oldfield, présidente et chef de la direction d’AIG Canada ; Sarah Robson, présidente et chef de la direction de Marsh Canada Ltée ; Christine Lithgow, chef de la direction des solutions de risques commerciaux chez Aon Canada Risk Solutions ; Yvonne Steiner, chef des biens immobiliers à Zurich ; et Gloria Brosius, directrice, Gestion des risques et assurances chez Pinnacle Agriculture Distribution, Inc. et présidente du SGIR 2019.

L’un des principaux sujets abordés a été le congé parental, pour lequel tous les panélistes ont exprimé leur soutien. Steiner a dit que prendre congé pour élever de nouveaux enfants peut développer des compétences critiques et transférables, car c’est  » le moment d’apprendre vraiment l’empathie et une patience inimaginable « .

Certains panélistes ont indiqué qu’ils avaient mis leur carrière en veilleuse pendant des années alors qu’ils élevaient leur famille. C’est lors du retour au travail que certains ont dû surmonter un cynisme et une discrimination plus directs. Par exemple, après six ans d’absence de Lithgow de la profession, elle a été courtisée pour des rôles bien en deçà de son niveau de salaire et de son expérience.

« On m’offrait des rôles subalternes après avoir été cadre, se souvient M. Lithgow. « J’ai rappelé[aux intervieweurs] que c’est un bébé qui est tombé de mon utérus, pas de mon cerveau « , a-t-elle ajouté, recevant la plus grande ovation du matin.

La discussion a également porté sur la composition de la profession. Mme Oldfield, qui est également présidente sortante de l’Institut d’assurance du Canada, a cité des recherches récentes tirées du rapport démographique de l’organisme pour démontrer les progrès réalisés par les femmes en assurance de dommages. Elle a dit que les femmes au Canada représentent maintenant 62 % des employés, 52 % des cadres et 59 % des cadres de première ligne. Toutefois, il n’y a eu que des augmentations modérées au cours des dix dernières années au niveau de la haute direction, soit 35 % en 2017, en hausse par rapport à 28 % en 2007.

M. Robson a décrit l’écart salarial comme  » un autre éléphant dans la pièce « , les femmes occupant des postes à temps plein gagnant 87 cents sur chaque dollar que gagnent les hommes selon le salaire horaire moyen, d’après les données de Catalyst.org pour 2018.